Emballage

 
Emballage
Salon international de l’emballage.
 
►Secteurs / Mots clés / Corrélats sectoriels :
Emballage, matériaux, équipements pour l’industrie, emballage intelligent, traçabilité, agroalimentaire, pharmacie/cosmétique.
 
►Lieu et période habituels :
Paris – Novembre (Salon Biennal, années paires)
 
►Site du salon :
http://www.emballageweb.com
 
Informations relatives aux précédentes éditions & historique cp
 
►Fréquentation / audience :
2300 exposants (51% internationaux, 46 pays) - 108 000 visiteurs (35% internationaux, 130 pays)
 
►Salons concomitants (3100 exposants, 135 000 visiteurs) :
Emballage (Salon international de l’emballage) + Ipa (Salon International Process Alimentaire)
 
►Organisateur : http://www.exposium.fr/
 
►Exposants (Produits & services):
Fabricants de machines d’emballage et de conditionnement (50%) - Fabricants d’emballages et de contenants (36%) - Manutention, impression et autres secteurs connexes (9%) - Autres : 3,5%
 
►Exposants - Nomenclature (Sectorisation salon) :
Contenants tous produits – emballages industriels - Contenants alimentaires - Contenants beauté/santé - Espace Luxe - Zone étiquettes - Espace Prestations de services, CAF (nouveauté 2006) - Machines de process et de conditionnement des liquides - Machines de conditionnement alimentaire - Machines de conditionnement tous produits - Manutention, stockage - Machines d’emballage secondaire, d’expédition et de stockage - Machines de conditionnement beauté – santé - Matières premières, films, consommables - Equipements pour la transformation, le pré-presse, l’impression et la décoration d’emballages - Machines d’identification, marquage, codage, étiquetage - Espace Smart Packaging (nouveauté 2006)
 
►Visiteurs (Répartition par marchés utilisateurs) :
Alimentaire : 29% - Industrie (chimie, biens d’équipement, électronique…) : 23% - Pharmacie, santé : 11% - Cosmétique, beauté, luxe : 10% - Autres biens de consommation courante : 7% - Grande distribution, commerce : 5% - Publicité, création, design : 5% - Autres secteurs : 10%
 
►Observations :
Sectorisation du salon par activités (machines, contenants…) et par marchés utilisateurs (alimentaire, santé, beauté, luxe, biens de consommation courante, biens industriels)
A noter : l’organisation d’un secteur « Identification » : Nouvelles solutions, RFID, nanotechnologies, micro-encapsulation, encres intelligentes, traceurs ADN...
 
►Communiqué de Presse
CP 10/06 (innovations)
L’emballage accompagne l’évolution du monde dans ses composantes environnementale, sociale et sociétale.
L’industrie de l’emballage affirme sa capacité à innover et à s’adapter aux besoins des consommateurs d’aujourd’hui et des industriels pour être toujours +plus éco-citoyen, +plus sûr, +plus différent, +plus pratique, +plus économique et +plus rentable : 5 grandes tendances reflet des quelques 500 nouveautés présentées au Salon International de l’Emballage
 
+Plus Eco-citoyen
La prise en compte de la protection de l’environnement constitue une tendance de fond qui s’inscrit dans la durée et tend vers une démarche globale incluant l’éco-conception, l’écologistique, l’éco-production des emballages ainsi que le recyclage et l’origine renouvelable des matériaux. L’emballage est le 1er secteur industriel ayant bénéficié, en 1992, d’une législation européenne en matière de protection de l’environnement. Depuis, ce secteur multiplie les méthodologies, process, matériaux et outils pour servir au mieux la cause environnementale.
L’allégement des matériaux reste un critère de performance écologique et économique incontournable pour tous les emballages. Ainsi par exemple, CGL Pack diminue de 50 % la matière nécessaire à la réalisation de ses plateaux de présentation du Roquefort tout en valorisant l’attractivité et la praticité de cet emballage. Une réduction à la source qui concerne tous les éléments tel le bouchon de nos bouteilles.
Les solutions mono matériaux continuent à être privilégiées et proposent des matériaux 100% recyclés de plus en plus performants. L’avenir reste prometteur en matière de matériaux biodégradables dont certains sont d’ores et déjà biocompostables selon la norme EN 13432 qui exige, entre autres, la biodégradabilité ultime de l’emballage sous certaines conditions de température et de temps et sans que les résidus de biodégradabilité impactent la qualité du compost. Répondre à cette norme est déjà une difficulté en soi, aussi les utilisateurs d’emballages attendent des biodégradables que les propriétés mécaniques et le prix soient compatibles avec les marchés et machines actuelles.
FLEXICO (France) a élaboré « Biopryl », une gamme composée de films oxobiodégradables (ou bio-fragmentables) à base de PE (polyéthylène) ou de PP (polypropylène) et de films biocompostables issus en particulier d’énergies renouvelables comme le maïs ou la pomme de terre.
STANELCO PLC (Royaume-Uni) propose « FrogMat », une enveloppe en film biodégradable renfermant du carton ondulé de calage. CGL Pack continue à développer les applications du PLA (acide polylactique) avec « Clip’n’box ».
S’il ne se dégrade pas, l’emballage se veut réutilisable. Il est ainsi devenu un outil privilégié notamment dans les tâches logistiques de transport des produits intermédiaires (palettes, bacs navettes repliables et emboîtables, …). Ce même PP (polypropylène) est de plus en plus valorisé par tissage pour créer les fameux sacs cabas réutilisables, joliment imprimés et destinés aux consommateurs en sortie de caisses des libres services.
Poussant le concept de recyclabilité jusqu’au bout, BIPACK FRANCE a présenté sur EMBALLAGE 2006 sa première machine d’emballage totalement recyclable.
L’outil de production intègre également la notion d’éco-citoyenneté pour exemple la machine de remplissage pondérale SERAC (France) qui permet de limiter les effluents polluants et de diminuer jusqu’à 70 % la consommation d’eau.
Enfin, pour faire de l’éco-conception une méthodologie qui rende l’emballage écoperformant depuis la création jusqu’en fin de vie, de nouveaux outils naissent telles des plate-forme de logiciels qui déroulent tous les logiciels nécessaires pour créer, encaisser, palettiser et mettre en linéaire des emballages au « total look environnemental ».
 
+Plus Sûr
En réaction aux crises sanitaires, aux risques générés par la contrefaçon mais également pour nous protéger, en particulier nos enfants, dans tous nos gestes quotidiens… l’emballage se doit d’assurer la sécurité des biens, tant au niveau de leur contenant que de leur contenu. De nombreuses innovations démontrent la forte poussée de cette tendance pour des emballages et des machines de conditionnement encore plus sûrs.
La sécurité sanitaire des emballages est un sujet plus que d’actualité pour la profession.
En témoignent les nouveautés qui concernent tant les conditionnements aseptiques que les procédés de stérilisation, d’étanchéité ou encore d’inspection de la chaîne de production. Le principe de précaution conduit à sécuriser les process par des systèmes de contrôle de plus en plus sophistiqués et rapides. Ainsi la « visionique », technologie de plus en plus courante, a su s’affranchir des lumières parasites tandis que d’autres technologies offrent des solutions pour la détection en ligne des contaminants ou des micros fuites par exemple. Les contrôles en laboratoire sont de plus en plus pointus grâce à des appareils de vieillissement aux UV ou encore à des testeurs qui auscultent entre autres les comprimés pharmaceutiques « sous toutes les coutures ».
Pour sécuriser au maximum ces produits, la perméabilité des matériaux est testée très précisément grâce à des procédés toujours plus performants. Afin d’assurer une meilleure qualité et durée de conservation des produits, notamment alimentaires, les matériaux utilisés doivent apporter de réelles propriétés barrières aux gaz, à la vapeur d’eau et à la lumière. Ainsi le « LacPET TM » de TERGAL INDUSTRIES (France), matériau employé en monocouche permet de lutter efficacement contre les rayons ultraviolets dans le conditionnement du lait par exemple. Dans les emballages dits actifs et intelligents, à remarquer cette année le film antibactérien à base d’OPP (prolypropylène orienté) développé par KAISERS INTERNATIONAL CORPORATION (Taiwan).
De nouvelles versions d’instruments de pesage et de dosage sont autant d’outils nécessaires pour respecter la réglementation dite des « préemballés», c'est-à-dire pour garantir la quantité des produits contenus dans les emballages.
La complexité d’un emballage réside également dans le paradoxe de devoir à la fois être inviolable tout en facilitant les ouvertures. On parle plus facilement de témoin d’effraction qui rassure le consommateur sur l’intégrité des produits. Ainsi, pour limiter les accidents domestiques et protéger les enfants, les industriels rivalisent d’ingéniosité tout en répondant à des normes très strictes sur tous systèmes de fermeture de produits dangereux types médicaments et produits d’entretien (exemple : le capot sécurité enfant de PLASTICUM (Pays Bas), l’étui médicaments childproof de PENTAPACK (Belgique) et les flacons en verre monodose operculés de ALMA SOTAPHARM s’ouvrant sans risque de coupure.
Enfin, des moyens à bases de fichiers numériques, d’informations invisibles cryptées, de structures multicouches laminées, d’hologrammes, de puces pour optimiser la traçabilité, des systèmes RFID (Radio Frequence Identification) ou encore d’inclusions spécifiques dans la masse des emballages sont autant de moyens proposés pour lutter contre le fléau mondial qu’est la contrefaçon.
Au delà des grandes problématiques généralistes, l’emballage répond aussi à des besoins particuliers comme la sécurité des malvoyants par l’utilisation de procédés de gaufrage du braille sur les packs.
 
+Plus Pratique
Portable, refermable, fractionnable…, le bon emballage est celui qui s’exprime par lui-même et nous facilite la vie. Il devient un instrument au service de la gestuelle. Il est empreint de bon sens, respecte les pratiques et facilite les usages.
De plus en plus d’emballages sont refermables pour préserver les produits durant leur consommation fractionnée et pour éviter les odeurs parasites des réfrigérateurs. Mais souvent le froid et l’humidité empêchent de « recoller » les étiquettes. C’est désormais possible grâce à ETIK OUEST (France) qui présente deux innovations avec des étiquettes ouverture - fermeture destinées aux produits surgelés ou congelés, mais aussi avec des fenêtres repositionnables sur sachets de type flowpack. Exit donc les sachets de chips à faire exploser !
La société NEWS PACKAGES S.M.C. (Italie) équipe également de soudures « pelables» refermables des sachets contenant des produits sous vide.
Les emballages et accessoires d’emballage développent donc toujours plus de praticité et de fonctions d’usage qui correspondent à des moments et à des lieux précis d’utilisation des produits. Qu’il s’agisse de bouchons sport pour boire à la bouteille, des pompes de KB2 PACKAGING (France) faciles d’utilisation pour le personnel en milieu médical, des pistolets de pulvérisation de YUYAO TIRRIT (Chine) qui pulvérisent la mousse selon un cône parfait, des bouchons de JOKEY (France) vissés sur les couvercles des pots de peinture pour une mise à la teinte plus sûre et efficace de celles-ci, ou des petits tubes multidoses pour un usage nomade de produits cosmétiques de LAMEPLAST (Italie) ; ces emballages ont en commun d’être parfaitement adaptés aux besoins des utilisateurs.
C’est aussi vraisemblablement l’explication du succès des emballages micro-ondables pour le réchauffage ou la cuisson des produits alimentaires. La gamme « Prestipack » du GROUPE GUILLIN (France) est un concentré d’ingéniosité qui présente même une fermeture étanche sonore. Le pot micro-ondable pour soupe de RPC CONTAINERS (Royaume-Uni) permet une consommation « sur le pouce ». Le « MicroVapeur » de ALTECH PLAST (Suisse) muni d’une « soupape » cuit les aliments à la vapeur. Enfin, LAGARDE (France) présente avec le « T6 » le premier emballage semi rigide transparent micro-ondable avec ouverture facile qui accroît la DLC jusqu’à 24 mois.
La praticité intéresse tout autant les professionnels de l’emballage : on parle alors de facilité de mise en œuvre et de confort de manipulation. Les producteurs de fruits et légumes disposent désormais de plateaux palettisables conçus pour des conditions spéciales d’aération. Les entreprises expédiant des produits biologiques conservés dans l’azote liquide apprécieront quant à elles la fonctionnalité du système gyroscopique au centre d’une caisse en carton, appelé « Gyrotainer » et développé par CRYOGENA (France) qui assure une protection efficace contre les chocs et la maîtrise en toutes circonstances de la verticalité qu’exige le transport de certains produits (embryons, cellules, bactéries…).
Plus pratiques, plus ergonomiques, les équipements pour l’emballage et le conditionnement allègent également la pénibilité des tâches et améliorent les conditions de travail des opérateurs (ex. : système de rotation de palettes pour charges lourdes de TOPPY (Royaume-Uni), l’ascenseur descenseur de palettes de MARCEAU (France), le module autonome pour des transferts complexes dans un espace réduit de SIMADE (France)).
Beaucoup de ces équipements sont faciles à monter, déplacer, manipuler, et leur conception est optimisée pour une grande accessibilité en maintenance, manutention et nettoyage (ex. : les transporteurs pneumatiques simples d’installation, d’entretien, et silencieux développés par PIAB (France), le procédé « smart clean » pour le rinçage des têtes d’impression des imprimantes de la série CI de MATTHEWS France…).
D’une façon générale, les équipements gagnent en convivialité grâce au développement des interfaces homme-machine. En témoigne l’écran tactile qui équipe la recoupeuse de carton de PACK’INDUSTRIE (France). Ces interfaces ont un mode de fonctionnement de plus en plus intuitif, à base de représentations graphiques pour s’affranchir du problème de langues, elles sont dotées de mémoire pour archiver les conditions de production comme c’est le cas de l’étiqueteuse d’ALBAGNAC (France).
En terme de praticité, la robotique trouve ici sa juste place ; c’est d’ailleurs la technologie utilisée par SOCO SYSTEM (France) pour la palettisation de seaux, par INTERSCAN SYSTEMES (France) pour l’étiquetage modulaire grand format, et par ARIES PACKAGING (France) pour placer des poches souples non manipulables debouts, comme les gourdes pour compotes, dans des étuis.
Enfin, les logiciels accompagnent ces tendances qu’il s’agisse du superviseur de transformation de INFICO (France) qui libère les opérateurs de la saisie informatique des opérations de contrôle pour leur permettre de se concentrer sur leur activité première ou encore du logiciel de gestion de la couleur sans destruction des échantillons de VISUCOLOR (France).
 
+Plus Différent
La notion de valeur ajoutée constitue la toile de fond pour un emballage différent. Simple ou sophistiqué, l’emballage est porteur de singularités. Créé exceptionnellement pour des séries limitées ou quotidiennement pour des consommateurs parfaitement identifiés, il met en exergue un produit, une marque, un client. Cette tendance valorise le savoir faire technologique des industriels qui jouent sur les registres du sensoriel, de l’inattendu et de la perfection. Et si certains voient dans les innovations en emballage et conditionnement l’origine de l’inflation caché ou d’une gadgétisation superflue, ils restent attirés par ces emballages qui leur permettent d’affirmer leur individualité et qui reflètent leur personnalité.
La différenciation peut d’abord résulter des formes et des volumes. Les flacons en plastiques et en verre rivalisent d’originalité. STAKPLAST (Israël) emprunte la silhouette de la plus vieille dame de France : la Tour Eiffel, DOMEC PACKAGING (France) propose des bouteilles en verre aux formes sensuelles pour les alcools, et OFFICINE MECCANICHE MENEGHIN (Italie) présente une gamme de bouteilles PET destinées aux boissons dont le design rompt avec les codes conventionnels. VIROJANGLOR (France) tire, lui, partie d’une déformation en 3D des étuis en métal pour évoquer les compressions d’un célèbre sculpteur français, tandis que JOKEY (France) joue avec l’esthétique des seaux pour peinture.
L’emballage s’approprie également les lois de l’optique et de la lumière pour donner une nouvelle dimension de profondeur aux packagings. GERRESHEIMER GROUP (Allemagne) invente la magie du « Noir pour Homme » avec son flacon de parfum, SAGA DECOR (France) sérigraphie des bouteilles de formes complexes ou joue avec la lumière et les reflets sur des dépolis pailletés, WICKELS PAPIERVEREDELUNGS WERKE (Allemagne) brille de milles feux avec sa gamme de papiers et cartons plats iridescents.
Les techniques d’impression et numériques en particulier, sont au service de la personnalisation des emballages et STRATUS PACKAGING (France) imprime ses « Cristals » en vitrophanie, principe qui permet d’imprimer sur une face de l’emballage qui sera ensuite protégée des rayures par un revêtement.
Surprendre c’est aussi savoir jouer à « cache-cache ». « Ca ressemble mais ce n’est pas… » est un jeu que pratiquent les matériaux. Suprême raffinement et merveilleux étonnement : VIROJANGLOR (France) habille sa boite métal « Otard 2006 » d’une matière qui évoque le galuchat et SLEEVER INTERNATIONAL (France) dote ses manchons d’un relief pour des effets de peaux d’autruche, de lézard et de crocodile surprenants de réalisme.
Exprimer, évoquer, rappeler, suggérer : le vendeur silencieux qu’est l’emballage a plus d’une astuce pour captiver nos sens. Effet de soie pour le flacon verre
« Façonnable » de GERRESHEIMER GROUP (Allemagne) et pour le polyester « Milife » de ATLANTA NISSEKI CLAF (France), au toucher contrasté avec des vernis mats, satinés et brillants sur les boites métal embossées de ENVASES METALICOS EUROBOX (Espagne), « soft touch » pour les bouteilles traitées par « Saticoat » de SAGA DECOR (France) ou encore micro encapsulation de poudre de parfum par sérigraphie dans le « Multipage » odorant de STRATUS PACKAGING (France) sont autant d’invitations à la découverte.
Emballages collectors et série limitées permettent de différencier les produits dans le temps et dans l’espace. Les champagnes ne sortent plus sans leur seau à glace comme celui proposé par GIMEX INTERNATIONAL (France) et la caisse de luxe WILDCAT (France) conserve précieusement « le Mouton Cadet ». Les enfants ne boudent d’ailleurs pas leur plaisir, qu’il s’agisse de la barquette pour steak haché en forme de Mickey de PLASTOBREIZ (France), des bouteilles « Mr & Mrs Surprises » surmontées d’un chapeau contenant un cadeau de PDG PLASTIQUES (France), ou de l’étiquette adhésive de BOPAK (France) qui renferme un gadget.
En plus d’être pratiques, les emballages micro-ondables ou pour la restauration hors foyer se déclinent en formes et matériaux différents, comme les poches souples à angles de ALTECH
(Suisse), les barquettes « Quattro » regroupées sous un même opercule de CGL PACK
(France) ou la boite fleur du GROUPE GUILLIN (France) qui évoque la fraîcheur du contenu.
Derrière ces nouveautés se cachent parfois de véritables sauts technologiques. La machine à former, remplir et fermer les conserves souples d’ALFA MACHINE KOURTOGLOU (Grèce), l’emballage hybride d’AISAPACK (Suisse) destiné aux boissons et constitué de 3 parties distinctes (fond, corps et épaule), ainsi que la remplisseuse de tubes avec produits à 2 ou 3 couleurs de TGM TECNOMACHINES (Italie) se chargent de nous le rappeler.
 
+Plus Rentable
Enfin, la mondialisation des marchés et la concurrence exacerbée qui en résulte mettent les prix de l’énergie, des matières premières, de la main d’œuvre sous les feux de l’actualité.
Autre constat : la courbe de vie des produits se raccourcit et le prix du ticket d’entrée sur de nouveaux marchés est élevé. Investir dans un nouvel emballage ou dans une nouvelle machine est un acte stratégique pour une marque. La notion d’emballage rentable ne résulte pas que d’un achat au moindre coût, mais bien de l’optimisation des facteurs de création de valeur, qu’ils soient humains, matériels, financiers ou de services.
Quatre possibilités s’offrent aux conditionneurs selon leurs parts de marché : conditionner le même produit en grandes séries, privilégier l’étendue de gammes avec différents types de conditionnements, se différencier par des petites séries à plus forte valeur ajoutée, soustraiter des séries limitées à des « copackers » spécialisés mais flexibles. C’est ainsi que, quelque soit leur configuration, la productivité des machines d’emballage et de conditionnement est devenue un facteur clé de succès.
Les machines dédiées à très haute cadence concernent tant les secteurs alimentaires, pharmaceutique que cosmétique. Top Chrono ! : TNA (Australie) propose l’ensacheuse pour sacs grandes dimensions avec une cadence de 220 coups/mn. L’encartonneuse de CAMPAK (France) bat des records de vitesse en traitant jusqu’à 840 étuis pharmaceutiques (ou de chewing-gums) par minute alors que la cadence habituelle est de 400 cps/mn, tandis que la banderoleuse de MSK EMBALLAGE (France) double la cadence classique en habillant jusqu’à 400 palettes à l’heure.
Bien entendu, les organes périphériques aux machines s’alignent pour satisfaire ces cadences. BUSCH FRANCE propose un distributeur mécanique qui triple la vitesse nominale de pompes à vide sur les machines de conditionnement.  MELTON (Espagne) présente l’applicateur de colle thermofusible de 100Kg/h pour les opérations d’étiquetage.  En fin de ligne, les imprimantes à jet d’encre d’IMAJE (France) impriment plusieurs lignes en même temps et celles de MATTHEWS FRANCE marquent simultanément deux faces opposées réduisant quasimment de 50% le coût d’investissement.
Les cinétiques de fonctionnement des machines à hautes cadences permettent de travailler en temps masqué, c'est-à-dire que l’on réalise plusieurs opérations différentes en même temps. De cette façon, la remplisseuse de SAPIC (France) est équipée d’un double système d’alimentation de seringues pré stérilisées tandis que l’encartonneuse KALIX (France) ouvre les étuis en carton tout en assurant leur transfert aux postes de remplissage.
Dans tous les cas, l’objectif est d’alimenter de façon continue les machines, c’est pourquoi l’ensacheuse horizontale de EFFYTEC (Espagne) change automatiquement la bobine de film sans s’arrêter.
La rentabilité d’un emballage s’obtient donc par une excellente efficience et productivité des machines de fabrication et de remplissage. Mais l’on parle également de productivité au mètre carré de surface occupée, au kg€ investi, au mètre cube d’air ou d’eau consommé, au kWh nécessaire, au kg de rebuts générés, au manque à gagner en cas de non-conformité etc… Les machines compactes et monobloc qui effectuent plusieurs opérations sur un même bâti permettent ainsi un substantiel gain de place. Les structures « en balconnet », qui séparent les parties mécaniques des postes de travail, confèrent une plus grande facilité de maintenance aux machines.
A l’opposé des machines dédiées, les machines flexibles autorisent un maximum de changements de formats d’emballages dans un minimum de temps. Cette aptitude à la flexibilité est l’avantage le plus souvent cité par les équipementiers exposants à EMBALLAGE 2006. Certaines de ces machines sont dotées de servomoteurs pour changer automatiquement de format d’emballage sans outillage. La conception modulaire par sous ensembles garantit également une rapidité de changement de format. Autrement, le changement d’outillage se fait manuellement ou semi-automatiquement. Les postes de travail sont parfois configurables en fonction de l’application voulue.
La versatilité, point d’orgue de la flexibilité, permet de travailler des emballages non seulement de tailles variables, mais de formes et de fonctions différentes. CERMEX (France) propose une encaisseuse qui utilise, sur un même bâti de 4 m2 au sol, une caisse américaine à rabats et une découpe carton pour entourer les produits d’un seul tenant.
Comme la rentabilité ne s’acquiert pas sans la sécurité, ces machines flexibles de moyennes et petites cadences s’équipent à moindre coût de systèmes de contrôle autrefois réservés aux hautes cadences.
Les machines travaillant des films souples sont alimentées par des matériaux de plus en plus minces, économiques et performants comme ceux proposés par INEOS FILMS STAUFEN (Allemagne) ALBINET ALLUSON EMBALLAGE (France) et DERIBLOK (Italie).
Enfin, grâce aux emballages rigides, les marques peuvent optimiser leurs coûts d’emballages en choisissant des standards comme les capsules présentées par LOIRE PLASTIC INDUSTRIE (France) mais personnalisables par un décor ; c’est ce qu’on appelle la « customisation » qui peut intervenir chez le fabricant ou sur les lieux même de conditionnement. On parle dans ce dernier cas de différenciation retardée quand un conditionneur remplit un seul modèle d’emballage dont il modifie l’impact visuel avec des bouchons, des étiquettes ou des suremballages différents. C’est pourquoi MEYNARD et Fils (France) réalise une machine qui pose les filets dorés sur les bouteilles de vin destiné au marché espagnol et qui s’intègre dans les chaînes d’embouteillage ou s’utilise en parallèle
de celles-ci. Dans le même esprit, ENNEGI (Italie) dispose d’une machine qui assemble différents pots et coupelles de produits pour créer des lots promotionnels. Les conditionneurs peuvent également opter pour des emballages « customisables » comportant moins de pièces pour une même fonction comme les minis sprays de DELSOL & Cie (France).